| · Les cours en hausse à partir de la mi-janvier à septembre 2011 · A l’origine, la limitation à 720.000 tonnes des exportations indiennes LES Turcs ou les Tunisiens ne sont pas les seuls soucis des textiliens marocains. Ces derniers devront faire face à partir de la mi-janvier à la flambée du prix du coton. En effet, le prix du coton a pratiquement doublé au cours du second semestre 2010 pour atteindre 1,43 dollar la livre au 31 décembre 2010. Durant les deux dernières semaines, les prix ont fortement augmenté à la Bourse de New-York. Le cours du coton pour livraison en mars est passé de 1,1 dollar au 24 novembre 2010 à 1,5 au 14 décembre de la même année, soit une hausse de 36,3%. Pour Barclays Capital, «ce nouveau mouvement spéculatif à la hausse a principalement été provoqué par la décision prise le 1er décembre dernier par le gouvernement indien de limiter à 720.000 tonnes ses exportations de coton». Cette mesure, qui sera effective à partir de la mi-janvier, ne sera pas sans conséquence sur l’offre mondiale de coton. Déjà structurellement déséquilibrée, cette offre connaîtra une sérieuse réduction. De son côté, l’agence de notation Fitch Ratings estime que «le prix du coton restera à un niveau élevé au cours des prochains mois, jusqu’en septembre 2011». Pour sa part, Plexus Cotton (maison de courtage) souligne que les Etats-Unis, premier producteur mondial de coton, ont écoulé sur le marché international d’importants volumes en fin d’année. «Une démarche qui a provoqué une correction au cours des dix derniers jours de décembre. Maintenant les agriculteurs américains n’ont pratiquement plus rien à vendre», ajoute Plexus Cotton. Cette nouvelle situation mettra les industriels marocains devant de sérieux problèmes à résoudre et impactera certainement les exportations marocaines. Des exportations qui ont jusqu’à présent du mal à décoller. Elles sont passées de 4,2% à fin septembre 2007, à 4,1% en 2008, puis 3,4% en 2009 et 3,4% en 2010. Celles de la Tunisie sont passées de 4,4% en 2007 et 2008 à 3,8% en 2009 et 2010. «Et s’il est exact que les coûts salariaux en Chine, au Bangladesh ou au Cambodge ont récemment augmenté de manière significative, il n’en demeure pas moins que l’Asie demeure une terre de prédilection aux yeux des distributeurs occidentaux pour le sourcing en habillement», note la lettre mensuelle du Cercle euro-méditerranéen des dirigeants textile-habillement (Cedith). Quant à la Chine, considérée comme l’usine du monde, la part de ses exportations en habillement vers l’UE à fin septembre 2010 s’élevait à 45,6% contre 44,8% à fin septembre 2009, 41,5% à fin septembre 2008 et 38,0% à fin septembre 2007. «La part relative de la Chine est donc en augmentation continue en Europe. L’on observe la même évolution pour les gros fournisseurs asiatiques comme le Bangladesh», note le Cedith. |





